Gef 2026 : le Gabon mise sur un partenariat État-entreprises pour la croissance

Écouter la lecture3 min

La deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF) s’est tenue samedi dernier au Palais des congrès de la Cité de la Démocratie, sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée ». Organisé par la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), l’événement visait à renforcer les liens entre le secteur privé et les pouvoirs publics afin d’accélérer la transformation économique du pays.

Lors des échanges, le président de la FEG, Alain-Claude Kouakoua, a plaidé pour un climat de confiance mutuelle entre l’État et les investisseurs, condition sine qua non selon lui pour un développement durable. Le vice-président de la République, Hugues Alexandre Barro Chambrier, a abondé dans ce sens en déclarant : « Sans cette confiance, rien ne peut se faire, les investissements ne seront pas au rendez-vous ».

Contrairement à l’édition précédente qui avait dressé un état des lieux des défis économiques, le GEF 2026 a marqué une volonté de passer à l’action. M. Kouakoua a insisté sur l’urgence des résultats : « Un diagnostic, aussi pertinent soit-il, n’a de valeur que s’il débouche sur des solutions ; parce qu’un constat n’améliore pas la vie des populations ; parce qu’un rapport ne crée pas d’emplois ».

Le vice-président a assuré que l’État continuerait à créer un environnement des affaires attractif et à assainir les finances publiques pour honorer ses dettes envers les entreprises. Il a souligné que le secteur privé demeure le moteur de la transformation économique et de la création de richesses, avec l’appui gouvernemental.

L’ambition est claire : aucun pays ne s’est développé durablement sans entreprises nationales solides. Le GEF 2026 a ainsi réaffirmé que l’entreprise n’est pas un acteur périphérique mais le cœur du développement.

À l’issue du forum, les participants espèrent une mise en œuvre concrète des engagements. Le véritable défi n’est plus l’annonce, mais l’exécution. Les investisseurs ne se contentent pas de promesses ; ils ont besoin de visibilité, de stabilité institutionnelle et de respect des règles.

Pour Alain-Claude Kouakoua, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ouvre de nouvelles perspectives. Désormais, les entreprises gabonaises doivent penser au-delà du marché national et viser le continent, intégrer les chaînes de valeur régionales et faire émerger des champions capables de porter les couleurs du Gabon en Afrique.

random pub

Suivre cette actualitéAjoutez nos flux à votre lecteur RSS préféré
Safiatou Dembélé

Journaliste